BARCELONE – MANCHESTER.U (3-1) : UN MOMENT DE GRÂCE

Le tifo du public barcelonais de WEMBLEY "WE LOVE FOOTBALL" annoncé plus qu’une intention. Il était le rappel d’une philosophie qui a connu son aboutissement hier soir, dans le pays qui a vu naître ce sport. Conserver le ballon, le faire vivre, se rendre disponible, le recevoir pour mieux le transmettre, accélérer et porter l’estocade. Le récital barcelonais d’hier soir puise sa source dans une certaine idée du football symbolisée par cette incroyable décision tactique :   ne pas tirer un seul corner normalement mais plutôt garder le cuir bien au chaud, faire tourner et piquer.

Le jeu développé par Barcelone entre la 50ième et la 70ième minutes du match (but de VILLA) fut probablement le jeu le plus abouti qu’il m’ait été donné de voir depuis que je regarde le football. Une forme d’apothéose, d’absolu dans une quête commencée il y a plusieurs années en Catalogne qui réduisait des Mancuniens pourtant au top de leur forme au rang de spectateurs d’une perfection décourageante. Les dédoublements de passes, les contrôles, les accélérations, les dribbles d’un MESSI hors normes, les prises de possession de XAVI et INIESTA transformés en distributeurs automatiques de passes, tout ceci faisait de ces quelques minutes un moment de grâce de ce sport. Je n’ai jamais vu une équipe jouer aussi bien au football.

Car le faire-valoir d’un soir était de qualité et le début de match montrait clairement les intentions tactiques de MANCHESTER : pressait le milieu et partir vite vers l’avant à la récupération. La tactique est connue et constitue effectivement le seul moyen de contrecarrer les plans barcelonais. Mais, FERGUSON y avait introduit une originalité. La plupart du temps, cette tactique s’appuie sur la montée des latéraux blaugrana et les missiles de contre-attaque partent sur les côtés. FERGUSON, croyant peut-être que Barcelone les craignait suffisamment pour répéter la tactique prudente adoptée contre le REAL (montée des latéraux stoppées au milieu de terrain), avait décidé de sauter la défense centrale. PIQUE et MASCHERANO ont mis dix minutes pour prendre la mesure de CHICHARITO, qui a passait le reste du match hors-jeu. Bref, un jeu "à l’anglaise" qui manquait d’ambition et dont la flamme s’est éteinte progressivement.

Car, on ébranle pas des certitudes construites sur plusieurs années en dix minutes. Légèrement sonné par l’entame musclée des Mancuniens, Barcelone reprenait petit à petit ses esprits pour réciter sa philosophie et construire un chef-d’oeuvre. L’esquisse fut cette première mi-temps où le triangle barcelonais commença à serpenter dans le dédale mancunien d’un milieu densifié. Quand MESSI-INIESTA et XAVI jouent à ce niveau là, BARCELONE est intouchable. Les dédoublements de passes, les 1,2,3 … dans des espaces confinés de quelques mètres étaient étourdissants. Après une ouverture du score logique de PEDRO (27), l’on se disait (avec raison) que ce Barça là n’avait que lui-même comme ennemi. Ce fut le cas. Trop sûrs d’eux, un peu hautains, rentrant dans le geste inutile et le péché d’orgueil, les barcelonais oubliaient que l’équipe d’en face était une une machine à tuer, un modèle d’efficacité dans la surface avec un joueur exceptionnel, ROONEY, comme arme fatale. La sanction fût immédiate (35) et le score de parité à la mi-temps sonnait comme un piqure de rappel à l’humilité pour les catalans.

La seconde mi-temps fut le chef-d’oeuvre annoncé. L’esquisse avait fatigué jambes et esprits mancuniens. Qu’il doit être décourageant de jouer contre cette équipe là ! Barcelone avait laissé au vestiaire sa prétention tout en conservant ses ambitions. Le jeu devenait de plus en plus fluide, les passes et les contrôles d’une justesse clinique dessinaient sous nos yeux l’oeuvre ultime et Barcelone effleura pendant vingt minutes le firmament du football.

MESSI vint nous rappeler que dans la constellation, il est bien l’étoile qui brille le plus. A vingt mètres, d’une frappe sèche et placée, il donnait aux siens un avantage mérité (54). VILLA apporta la tocuhe finale d’un superbe intérieur enroulé qui venait se loger en pleine lucarne (69).

Barcelone vivait un moment de grâce et nous étions les spectateurs privilégiés d’un instant d’histoire du football.

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CONTADOR, QU’ON T’ADORE PAS !

Si le calembour est bien lourd la peine infligée aux cadors du cyclisme professionnel est bien légère.

Nous sommes a un mois environ du départ de la grande boucle et je me gosse déjà devant le piètre spectacle qui va nous être infligé. Les images seront d’une extrême violence. Celles des valeurs d’un sport mille fois bafoué. Celles de journalistes complaisants sacrifiant leur déontologie sur l’autel de l’argent roi et qui, de temps en temps, lorsque qu’un pauvre diable se fait prendre la main dans le sac, poussent leur hypocrisie jusqu’à l’étonnement général. Quelle blague!

L’equipe.fr nous gratifie aujourd’hui dans ses colonnes d’un titre lunaire:  Nibali:"Contador un martien?" A mon avis Nibali se pose des questions et se demande pourquoi on ne lui sert pas les mêmes épinards a la cantine du Giro.

Contador lui a 5mns d’avance, j’imagine son directeur de course sur les 12.5km du CLM individuel en train de lui dire: "Roberto ralenti un peu, tu es sur les bases du record du monde du km lancé, ca va se voir"

Pendant se temps on attend la décision de l’UCI sur sa non condamnation dans l’affaire de dopage du tour 2010. Il est sur le Giro alors on peut parier qu’il sera sur le tour et qu’il le gagnera.

Non parce que c’est bien connu, quand un coureur espagnol fait le tour de France, il fait venir sa viande d’Espagne et son eau de Lourdes.  Ah les vertes pâtures espagnoles. Le bœuf y est tellement meilleur, l’herbe en été, tellement plus verte.

J’accorderai le bénéfice du doute aux fédérations cyclistes espagnoles et américaines, et mettrai mon amertume sur le dos des piètres résultats français depuis le regretté Laurent Fignon. Il faut tout de même avouer que les stats des coureurs espagnols et américains dans le tour de France sont depuis des années "martiennes".

depuis 1988 : 22 tours

11 victoires espagnoles (Delgado, Hindurain, Peirero, Sastre, Contador), 9 victoires américaines(Lemon, Amstrong), 40 a 60% de coureurs de ces 2 nations dans le top 10 du tour.

La liste des repentis s’allonge chaque année, de grands cyclistes qui, rongés par les remords sortent de l’ombre. Hincapie, Hamilton, Lemon pour ne citer qu’eux. On les conspue parfois tels des collabos pour avoir brisé l’omerta, ils se font traiter de menteurs. Imaginez Hincapie passant une journée de déposition face à des juges et ce, de sa propre initiative et lançant d’abominables allégations sur le très propre Lance Amstrong. Faut arrêter !

C’est un fait avéré le dopage a toujours un coup d’avance sur la détection, et les équipes connaissent toutes les combines. Le cyclisme n’est pas un sport propre. Quelques chanceux refusent encore d’y croire, comme ils croient encore a la petite souris ou au père Noel.

Pour le reste, qui comme moi, sont voués au cynisme, il reste une vitrine extraordinaire, diffusée sur tous les continents du globe:  la beauté de nos terroirs: la traversée de Chambon sur Voueize, le passage du Puy Mary ou l’arrivée à St Flour.

A lire :

http://www.lequipe.fr/Cyclisme/breves2011/20110524_192733_nibali-contador-un-martien.html

http://www.lequipe.fr/Cyclisme/breves2011/20110523_192357_armstrong-l-uci-se-defend.html

http://www.velo-club.net/article.php?sid=62109

http://www.cyclisme-dopage.com/

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DSK : DÉLIRES SEXUELS "KRONIQUES" ?

Quelques réflexions sur l’affaire DSK :

- La théorie du complot est risible, sachant que : la jeune d’origine africaine agressée travaille depuis trois ans dans l’établissement – on voit mal la police New-Yorkaise débarquer le patron du FMI de son avion sans avoir un témoignage cohérent et accablant ;

- Elle est d’autant plus risible qu’après un tel évènement, les langues se délient ! Et, comme par enchantement, apparaît  l’histoire de Tristane BANON, un témoignage qui fait vraiment froid dans le dos ;

- SARKOZY doit dire "merci" au NYPD et pas pour les raisons que l’on croit. Imaginez simplement que l’avion ait décollé pour Paris. Le Président de la République se retrouvait avec une situation sympathique à gérer : une demande d’extradition par les E.U, de DSK, son principal opposant à l’élection présidentielle …. ;

- Nous aussi, nous devons remercier la police des E.U, parce qu’un problème de ce genre aurait été autrement plus délicat à gérer si nous avions affaire au Président de la République en fonction !

- Quant aux déclarations des responsables socialistes, elles sont dans la droite ligne de ce que nous connaissons : pas un mot de compassion pour la victime présumée.

- Pourquoi ai-je ce sentiment diffus que rien ne ce serait passé normalement si l’affaire avait éclaté en France ? C’est incroyable, mais je trouve que la justice américaine rassure par sa capacité à traiter les puissants comme des citoyens lambda.

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L. BLANC VA DÉMISSIONNER DE SON POSTE

Ils vont y arriver; j’en suis persuadé. Le football français sort à peine la tête de l’eau après avoir été entraîné par le fond, lesté par les incompétences des dirigeants et l’inculture des footballeurs. Le problème est que la remontée des abysses s’est faîte sans rien laisser au fond. L’incompétence des uns, lorsqu’elle se double d’ambitions forcément trop grandes, aboutit à des fuites bien orchestrées qui plombent légèrement l’ambiance. L’inculture des autres aboutit à des prises de paroles inconsidérés et au spectacle pitoyable d’anciens footballeurs prompts à sauter sur le premier micro ou la première caméra pour "flinguer" en bonne et due forme l’ami de toujours.

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REAL MADRID – FC BARCELONE (0-2) : A MORT L’ARBITRE ?

Il y a le discours convenu et la réalité.

Le discours convenu accorde au Barça le bénéfice de sa supériorité. Le club catalan mérite toujours sa victoire si l’on s’en tient à ce qui est produit sur le carré vert. Bref, ce ne serait que « justice » même si l’arbitrage peut être contestable. Soit, Barcelone possède encore une sérieuse marge d’avance sur ses poursuivants européens. Oui, Messi est un joueur hors norme. Oui, le beau jeu a vaincu et ce Barcelone là entrera dans l’histoire des clubs au côté du Real de Di Stefano,  de l’Ajax de Cruyff et du Milan de Van Basten.

Mais, après cette demi-finale, la question n’est pas de savoir si le Barça mérite ou non sa victoire car une réalité incontestable se fait jour.

Et cette réalité nous rappelle d’abord que le football n’est pas « juste ». Il arrive que le meilleur ne gagne pas et cela participe à la beauté de ce sport. Cette réalité nous rappelle ensuite que ce que dit MOURINHO de manière abrupte comporte de nombreuses vérités.

Il paraît évident, dans la droite ligne du match à BERNABEU, que le club catalan bénéficie d’une complaisance arbitrale anormale et qui pose question.

Dans sa diatribe, MOURINHO fait d’abord allusion à cette fameuse demi-finale retour à Stamford Bridge en 2009 contre Chelsea (1-1). Barcelone se qualifie au bout du temps additionnel sur un magnifique but d’INIESTA. Mais, que dire de l’arbitrage ce soir-là, sans, comme le dit le « Special One », verser dans des propos injurieux ?

Petite illustration vidéo du scandale qui extirpera de la bouche de DROGBA son fameux : « it’s a fucking disgrace ».

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UNE JOURNÉE ORDINAIRE …

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LE RETOUR DE GANDALF

Une nation est faite de symboles. La Nouvelle Zélande a les siens, le rugby, les moutons et « The Lords of the Ring » (le seigneur des anneaux).

En ces tous premiers jours d’automnes austral, on murmure, dans ma petite ville de Wellington que Sir Ian Mc Kellen a été aperçu ici ou là. Il n’est pas venu faire la figuration mais bel et bien reprendre le rôle emblématique de Gandalf dans la nouvelle épopée  « Les Hobbits »  mise en scène par Sir Peter (Jackson), maestro local et grand promoteur de la capitale de l’ile au long nuage blanc.

Le pays tout entiers est donc a l’affut des lieux de tournage tenus ultra secret par les équipes de la Warner Bros. Les acteurs, décorateurs, techniciens, et les milliers d’extras sont sur le pied de guerre. La légende est en marche.

Seules ont filtré quelques rares photos de l’hobitton de "Bag End" (qui ne sera pas Matamata comme en 2001), dont celle ci qui nous montre un Peter Jackson de compétition avec 20kg de moins qu’en 2001.

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